La TRCE est un système logique qui détermine les différentes étapes permettant à un être vivant de passer de son état initial à l'état suivant et ainsi de suite, le tout sous forme d'arborescence.

 

I

 

Une première chose dont est vraiment sûr c’est qu’à partir du moment où l’on est, on a des aptitudes en fonction de ce qu’on est, et qu’on agit en fonction de celles-ci. Ainsi, d’abord on est , ensuite on a et ensuite on fait.

 

D’autre part, on peut trouver également une loi de relation de causes à effets entre ce que l’on peut, ce que l’on doit et ce que l’on veut. Pour ce faire, examinons les deux par deux.

 

Tout d’abord entre devoir et pouvoir. On peut se suicider, et si on le devait, je n’aurais pas pu écrire ces lignes et vous n’auriez pas pu les lire, puisque l’on serait tous morts. Etant donné que ceci n’est pas, puisque ce texte existe et que vous le lisez, pouvoir implique devoir est donc absurde. En revanche, si l’on doit, il faut alors pouvoir, car pour réaliser ce que l’on doit, il faut obligatoirement en avoir la possibilité.

 

Ensuite, pouvoir et vouloir. Si je veux, à moi tout seul, transporter le Mont Blanc à Varsovie, je ne le pourrai évidemment pas. Vouloir implique pouvoir n’est donc pas logique. Par contre, à partir du moment où l’on veut, il faut auparavant pouvoir (ne serait-ce que pouvoir vouloir), sinon cela ne marche pas. Que vouloir soit consécutif à pouvoir est donc forcément vrai.

 

Pour finir, entre devoir et vouloir. Si devoir implique vouloir, cela signifie que ce que l’on veut n’est pas consécutif à un choix, mais à une obligation. A partir de ce moment là, on n’a plus qu’un seul choix, c’est-à-dire pas de choix. La volonté devient alors la copie conforme du devoir, et par la même est un devoir. On voit donc que lorsque devoir implique vouloir, cela n’a pas de sens, puisque devoir et vouloir ne peuvent être différenciés. En revanche, lorsque l’on veut, un processus qui nous permette d’arriver à ce que l’on a décidé doit obligatoirement exister ; sinon on y arrive pas. Il est donc logique que devoir soit consécutif à vouloir.

 

On a donc maintenant deux lois de relations de causes à effets. La première : on est, on a, on fait. C’est donc une loi de relations de causes à effets qui est linéaire. La deuxième : on peut, on veut, on doit, on peut, on veut, on doit, etc... Cette loi est alors circulaire. Pour assembler ces deux lois, on sait qu’être est la condition sine qua non pour ensuite avoir et faire. C’est donc devoir qui est avec être, et alors pouvoir avec avoir et vouloir avec faire. On obtient alors une nouvelle loi de relations de causes à effets qui est la suivante :On doit être pour pouvoir avoir et vouloir faire.  On notera de la manière suivante: DE →PA →VF.  Et puisqu’après Vouloir, il y a Devoir, et que Devoir est avec Être, on aura à nouveau DE puis PA, VF, DE, etc...

On voit donc que pour passer d’un Être à un autre, c'est-à-dire du DE au DE suivant,  on peut utiliser cette loi de relations de causes à effets.

 

   Maintenant on définit Etre, Avoir, Faire de la manière suivante : devoir Etre, pouvoir Etre, Vouloir Etre, devoir Avoir, pouvoir Avoir, vouloir Avoir, devoir Faire, pouvoir Faire, vouloir Faire.

On forme ainsi une chaîne d’éléments où chacun de ceux-ci étant, on peut passer de l’un à l’autre en utilisant la loi définie précédemment.

 

Une chose dont on est sûr c’est que d’abord on existe. En prenant l’existence comme point de départ de cette chaîne (c’est à dire le Devoir Etre), on peut alors trouver ce qui logiquement en découle.

 

Ce que peut avoir cette existence en tant que telle, ce sont ses caractéristiques ; et l’acte que permet ces caractéristiques détermine la capacité. La capacité est donc le Pouvoir Etre.

 

Les caractéristiques dues à cette capacité sont les possibilités. Après avoir effectué un acte en fonction de ces possibilités, il va s’ensuivre une situation. La situation est donc le Vouloir Etre.

 

Ainsi, l’Etre est déterminé de la manière suivante :

Existence (d) → Capacité (p) → Situation (v)

 

On passe maintenant du Vouloir Etre au Devoir Avoir. On va faire l’acte, en fonction des possibilités que l’on a, de caractériser cette situation ; ce qui est la définition.

 

A partir de maintenant, on sait que pour définir les éléments suivants de cette chaîne, on doit déterminer leurs Devoir Etre, Pouvoir Etre et Vouloir Etre (existence, capacité, situation), que l’on nomme d,p,v.

On passe de la définition au Devoir Etre de l’élément suivant. Pour cela, on fait l’acte, puisque c’est possible, de définir cette même définition en fonction de nos propres caractéristiques, dues à notre existence en tant que telle. Cela donne les 
sentiments.

Toujours selon la même logique, on va faire l’acte de définir de manière sentimentale, ce qui est l’
émotion. Puis on définit émotionnellement, ce qui nous permet de déterminer ce que l’on aime ou pas.

Le Pouvoir Avoir est donc défini ainsi :
Sentiment (d) → Émotion (p) →
 Amour (v)

Pour passer au Devoir Être de l’élément suivant, on fait l’acte de définir ce que l’on aime et ce que l’on aime pas. Ceci est le 
jugement.

Le jugement étant, on va pouvoir définir en fonction de lui, c’est à dire choisir. Et la définition de notre 
choix va être notre but.

Le Vouloir Avoir se décompose ainsi :
Jugement (d) →
 Choix (p) → But (v)

Ensuite, on fait l’acte de définir ce but. Ceci est la 
décision qui est donc le Devoir Être de l’élément suivant. On sait donc que maintenant on doit prendre une décision.


Une fois que l’on a pris la décision de faire quelque chose en fonction du but que l’on s’est fixé, le Pouvoir du Devoir Faire correspond aux différentes décisions que l’on peut prendre et le Vouloir sera alors la décision précise pour laquelle on optera.

 

Décision (d) → Décisions possibles (p) → Prise de décision (v)

La décision étant prise, il sera alors possible de définir les caractéristiques de sa réalisation ; ce sont les
moyens.
On sait que ce sont les moyens (d). A partir de là, on voit quels sont les moyens possibles (p) et on réunit ensuite ce que l’on veut utiliser (v)

 

Moyens (d) → Moyens possibles (p) → Réunion des moyens (v)

.
Il en résulte alors l’existence (Devoir Être) d’un acte en fonction de ces moyens. On sait maintenant que l’on doit agir (d). On considère tous les actes possibles (p) et on détermine alors exactement l’acte que l’on veut faire (v)

 

Acte (d) → Actes possibles (p) → Acte voulu (v)


La réalisation de l’acte va nous faire passer du dernier élément de cette chaîne au premier élément (existence) de la chaîne suivante

 

…. → Acte voulu → Existence → Capacité → …. 

On obtient donc un sens dont chaque élément dépend de celui qui le précède et détermine celui qui va suivre :
On existe, on a des capacités, il s’ensuit une situation, on la définit, cela provoque des sentiments, puis une émotion, on aime ou on n’aime pas, on juge, on choisit, on a un but, on décide d’un acte, on réunit des moyens, on fait cet acte, on existe alors en tant que résultat de ce processus, on a donc des capacités nouvelles, etc…

 

II

 

Maintenant que l’on a définit Être (E), Avoir (A) et Faire (F) en fonction de Devoir (D), Pouvoir (P) et Vouloir (V), on peut faire l’inverse, c’est-à-dire définir D,P,V en fonction de E, A, F.

Pour ce faire, on utilise le schéma le schéma suivant   → Visualiser le schéma  

 

En commençant du bas pour aller vers le haut, on voit que l’Être du Devoir est l’Existence; l’Avoir, la Définition et le Faire, la Décision (c’est le seul élément composé uniquement de Devoir et de Faire).

Selon le même principe, l’Être du Pouvoir sera la Capacité; l’Avoir, l’émotion et le Faire les moyens possibles.

L’Être du Vouloir est donc la situation; l’Avoir, le but, et le Faire, l’acte voulu.

On obtient alors une représentation graphique dont le nom scientifique est l’arborescence

 

Visualiser l’arborescence

 

On obtient donc un système formé par une structure de base (DE,PA,VF), une logique interne qui en découle (E,A,F en fonction de D,P,V) et un mode de fonctionnement qui s’ensuit (D,P,V en fonction de E,A,F).

 

Pour passer d’un élément à l’autre de la logique interne, on utilise la loi de relations DE→PA→VF; Dons, entre chaque paire d’éléments consécutifs de celle-ci, on peut reconstruire une arborescence.

 

Pour passer d’un élément à l’autre du mode de fonctionnement, on utilise la logique interne.

Exemple: pour passer de Existence à Définition, on fait Existence → Capacité → Situation → Définition.

Pour passer de Moyens possibles à Situation, on fait Moyens possibles → Réunion des moyens →

 Acte → Actes possibles →Acte voulu → Existence → Capacité → Situation

Et ainsi de suite…

THEORIE DES RELATIONS DE CAUSES A EFFETS